je me dessine, tu te dessines…

Je suis une femme de stature moyenne, et quand je dis aux gens que je pratique le dessin pour travailler mon image corporelle, j’ai souvent le sentiment qu’on me regarde de travers en se demandant « Ouiais… comment ça? T’es correcte, t’es jolie… c’est quoi ton problème? »  De tout évidence, le problème est dans ma tête, mais ça joue sur mon estime de moi, mes actions, et les opportunités que j’embrasse ou je fuis dans la vie. Ça s’applique à tout ceux qui sont mécontents de leurs corps – même dans les cas extrêmes de l’anorexie ou l’obésité, le corps n’est pas, en soi, la racine du problème. C’est plutôt la façon qu’on perçoit ou ignore le corps qui cause autant de tension.

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Cette souffrance invisible peut créer un sentiment d’être très handicapé.  Pour beaucoup de personnes, hommes et femmes, des moments difficiles peuvent mener à manger compulsivement ou à une perte d’appétit, qui ont des effets similaires aux régimes et de la goinfrerie  Si toutes ces difficultés sont enracinées dans des croyances mensongères, des pensées négatives et des fausses perceptions, ce n’est pas surprenant que les interventions extérieures mènent si souvent à l’échec !

Bon nombre de femmes, en particulier, ne sont pas contentes de la fluctuation de poids qu’on vit à travers les années… après une grossesse, durant des périodes de détresse émotionnelle  et dû aux changements naturels qui surviennent en vieillissant, comme la ménopause et d’autres changements de métabolisme.

Je me dessine depuis 10 ans, entre les âges de 36 et de 46. J’ai des images de moi toute petite, moyenne, et grassette. Mais c’est toujours moi. Évidemment je préfère montrer celles que je considère les meilleures… mais pour celles qui partagent cette souffrance, je vous promets que je me servirai aussi des images ou je suis plus ronde et toute maigre aussi. Parce que j’écris ce blogue n’enlève pas ma vanité ou mon désir de bien paraître. C’est sûr que je crois encore que mes plus beaux dessins me démontrent en bonne santé, heureuse, et mince. Mais la constatation décisive est ceci :  J’étais nettement plus critique, malheureuse et dégoûtée de mon corps quand j’étais plus jeune et plus mince que je le suis maintenant, même si je suis devenue plus ronde en vieillissant. Dessiner le corps permet d’y voir sa beauté, tout comme dessiner une fleur peut être une célébration de la beauté de la nature.

Je vous invite d’essayer de vous dessiner; votre visage, votre silhouette ou votre corps entier, peu importe votre grandeur ou votre âge, pour expérimenter le changement de perspective qui survient quand on  contempler lentement quelque chose d’un angle nouveau. Souvent, j’étais frustrée avec mes dessins et mon corps en cours de route, mais si je restais avec l’image assez longtemps, c’est pas seulement le jugement autour du  dessin qui tombait, mais aussi que le jugement envers mon corps. Je commençais à voir quelque chose qui a toujours été là… la beauté toute simple de tout corps humain, tel quel.

Ce n’est pas nécessaire d’être une artiste pour essayer la pratique d’autoportrait. Je propose de vous offrir un peu de direction à travers ce site. Vous pouvez m’écrire personnellement et m’envoyer des dessins, vos questions, des témoignages et des anecdotes… n’importe quoi que vous avez envie de partager sur le sujet de l’estime de soi ou le non-amour de soi relié au corps : mybodyisloved@yahoo.ca. Je ne parlerai ou ne montrerai ce que vous m’envoyez qu’avec votre permission, mais n’oubliez pas que ce que vous avez à partager pourra aussi aider quelqu’un d’autre qui souffre.

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fat girl (grosse fille)

Fat Girl; A True Story est le titre d’un des livres le plus important sur l’image corporelle que j’ai lu récemment; un memoir de l’écrivaine Judith Moore. Ce qui m’a touché le plus ‘était sa franchise et son audace à se présenter entièrement comme elle est en livrant son histoire d’une enfance affreuse et d’une vie adulte pas facile non plus, tout du point de vue de vivre avec un surpoids. Elle m’a immédiatement embarqué dès l’introduction avec son explication très droit du livre ; que ce n’est pas à propos d’une cure miracle qu’elle a survécu, c’est simplement sur sa vie, comme elle est, ou plutôt comme elle était, car l’auteure est décédée en 2006. Je cite ci-dessous en français une partie de l’introduction, pour vous faire entendre l’authenticité rafraîchissante de sa voix :

« Je suis grosse. Je ne suis pas si grosse que je ne peux pas fermer la ceinture de sécurité sur l’avion. Mais grosse, je le suis. Je voulais écrire comment c’était pour moi étant grosse. Ce ne sera pas un livre sur comment j’avais un désordre alimentaire et comment j’ai conquéri ce problème avec des thérapies ou des processus de groupe ou des antidépresseurs ou la religion ou les programmes douze-étapes ou un entraîneur personnel ou en me serrant les poings très fort ou l’amour d’un bon homme (ou femme).

Je ne suis pas une militante pour les gros. Ce n’est pas un argument pour l’acceptation des grosses personnes, même si je préférerais que les personnes plus minces ne me trouvent pas dégoûtante… Je n’écrirai pas ici sur les grosses personnes que j’ai connu et je ne ferai pas des entrevues avec des grosses personnes… Je raconterai l’histoire de ma famille et de la nourriture que nous mangions. Nous étions une famille malheureuse…

Je ne fais pas confiance à des « histoires vraies » qui ont une conclusion victorieuse. Des danseuses Rockettes n’apparaîtront pas à la dernière page pour lancer leurs jambes tout haut dans les airs en dévoilant leurs jupons. Ceci est l’histoire d’une grosse fille malheureuse qui est devenue une grosse femme qui était heureuse et malheureuse… Mais je n’ai pas toujours été grosse. Il y avait des journées quand j’étais presque mince. »

Comme vous pouvez constater, elle a un bon sens de l’humeur, mais il y avait aussi quelques histoires qui m’ont brisé le coeur, en partie parce que je pouvais m’y identifier, et d’autres fois parce que je ne pouvais pas m’identifier. Surtout, surtout, parce que je ne souhaite ce genre de souffrance à PERSONNE tout en sachant que des millions de personnes la connaissent bien trop intimement.

bodyimagenatureJe m’inspire de son exemple audacieux pour continuer à exposer et à réfléchir sur ma propre lutte avec l’image que j’ai de moi-même en partageant cet autoportrait qui me démontre avec une trentaine de livres de plus autour de ma taille que j’aimerais  tellement voir disparaître de façon magique.

Mais 30 livres ne sont pas la fin du monde. Surtout pour les gens qui ont connu ce que c’est de porter une centaine de livres en trop ou plus encore. C’est surtout dans ma tête que c’est « grave » et les effets sur mon estime de moi ne sont pas  positives.

Le but de mon blogue est de partager une pratique qui change la perspective que l’on a sur soi-même. Tout comme le livre de Judith Moore, qui dévoile sa vie et expose ses habitudes (qui ne sont pas complètement isolés ni uniques – d’autres vivent les expériences similaires), avec l’autoportrait on peut entreprendre une réflexion honnête sur nos propres difficultés. Je m’offre comme exemple car je sais que je ne suis pas seule avec ma fausse vision de moi-même… c’est commun, c’est partout, même si c’est souvent très bien caché. Pour moi, écrire, faire de la photo, dessiner, en parler, permettent un soulagement de la honte destructrice que je porte, tandis le processus du dessin créé un changement de perspective qui est absolument libérateur. Ça n’arrive pas de façon instantanée, ni une fois pour toutes. Cela requiert une pratique qui décape peu à peu les fausses perceptions de toute une vie qui sont nourries par l’idéalisme de la culture populaire.

Judith Moore utilise le mot « grosse » librement, mais je suis allergique à toute forme de langage négatif envers les gens et leurs corps, alors je ne me servirai pas de ces mots ici. Pour moi, choisir d’adhérer aux concepts du genre « fat acceptance » (acceptation de l’obésité) il manque quelque chose, dans le sens que ça m’apparaît encore exclusif. Il faudrait alors des mouvements d’acceptation pour les maigres aussi, et les grands, et les courts. Mon désir le plus profond serait d’en arriver collectivement à une acceptation totale pour tous, exactement comme nous sommes, ce qui nous libérerait à être exactement qui nous sommes, sans restrictions.


avec des yeux d’amour

belle3831Il y a un fou adorable, Marc Vella, qui s’est donné une  mission pour la vie de se promener autour du monde avec son piano à queue, simplement par amour et ce, depuis 20 ans. Il s’installe dans des endroits inimaginables, il joue du coeur, et ensuite, il invite d’autres à jouer avec lui, même s’ils n’ont aucune expérience musicale, il les invite à se mettre en contact avec leur coeur et d’oser. Son mantra est un message d’amour et de l’importance de regarder tout et tout le monde avec des yeux d’amour. Quelle folie extraordinaire !

Je crois que son message est exactement ce qu’il nous est le plus urgent d’apprendre, dans tous les aspects de nos vies. Offrir un regard d’amour.  Cela est tout simplement une attitude appliquée de l’intérieur vers l’extérieur… quelque chose qui requiert un changement de perspective, mais qui a comme résultat le genre d’acceptation hors jugement qui nous libère de ce qui nous sépare de nous-mêmes et des autres.

Appliquons cette approche aux difficultés avec l’image de soi et tout est réglé, non? Peut-être pas si facilement, car changer nos croyances et nos perspectives est une pratique et non pas une pilule. Ça m’a frappé aujourd’hui qu’en choisissant de prendre mes propres photos (autoportraits) à partir desquelles dessiner, et en ce faisant évitant que d’autres me voient à travers la lentille, il manquait peut-être quelque chose. Dans beaucoup de cas, les images prises par d’autres me semblaient plus douces que les miennes, parce que les gens près de moi qui ont pris les photos (quelques amies proches et mon amoureux) me regardaient DÉJÀ avec amour. La traduction ensuite au dessin se faisait plus facilement, car je pouvais déjà voir la beauté dans la photo.

J’imagine qu’en commençant le processus par moi-même, ça m’a aidé à briser la résistance, l’orgueil, et mon besoin de paraître parfaite. Mon poids m’a toujours donné un complexe, même quand j’étais maigre comme un clou je croyais que je devais toujours m’améliorer. Ce dessin a été fait presque 6 ans après la photo a été prise par une bonne amie. Je croyais, à ce moment-là, que j’étais énorme (bonne exemple de ce qu’on appelle la peur de la dysmorphie corporelle où la dysmorphophobie, quand on ne se voit pas de façon réaliste). J’avais passé de maigre comme un clou, dû à des comportements anorexiques, à avoir un peu plus de rondeurs, puisque je mangeais compulsivement. Mais ce poids de plus, dans ma tête, me rendait  peu attirant. Comme je ne l’ai pas dessiné avant d’avoir pris un autre 25 livres en plus, avec du recul je peux voir comment ma vision était disproportionné.  De mon point de vu du moment présent, tout à coup l’image « offensive » de ma corpulence est devenue l’image de « quand j’étais belle et mince ».

Quand je vois toute la souffrance dans le monde, qu’elle soit due aux désastres naturelles ou à la guère dans les pays en voie de développement, ou encore aux maladies incompréhensibles comme le cancer, des dépendances et les gens vivant avec la faim et sans abri dans nos pays riches, cela me gène d’être aussi tourmenté par cette malaise face à mon apparence, quand en réalité, je suis belle et en santé! Mais encore, si cela me pousse à me regarder et à regarder les autres avec amour au lieu de maintenir l’état de séparation de l’être humain qui nous mène à l’isolement et la guère, ce n’est peut-être pas une mauvaise affaire après tout…


il y avait une petite fille

cutie … avec une petite boucle, en plein milieu de son front. Quand elle était bonne, elle était en effet, très bonne, mais, alors qu’elle était mauvaise, elle était horrible.

Mon père aimait me chanter cette comptine quand j’étais petite, mettant beaucoup d’emphase sur le mot « horrible »  à la fin. Mais je dois avouer que ça m’allait comme un gant. J’étais une petite fille comme ça. Depuis, j’ai découvert que c’est un perfectionnisme exagéré chez moi qui me rend capable d’être horrible ; c’est l’autre côté de la médaille. Et puis? Nous sommes tous et toutes faits de lumière et d’ombre, de soleil et de nuit. Et tous les enfants sont beaux, tous et chacun, dans leur innocence et leur simplicité, peu importe les dégâts qu’ils sont capables de faire, c’est comme ça, d’ailleurs, qu’ils apprennent. C’est en devenant adulte qu’on devient compliqué et confus et qu’on construit des complexes autour de notre valeur et de notre image.

Je me trouve souvent aux prises avec ma pratique du dessin, dans le sens où je ne sais plus quoi faire, et résistante à la répétition, j’ai décidé de retourner au début en me dessinant comme un enfant, de la façon le plus simple possible, en regardant une photo et en passant les yeux entre mon dessin et la photo jusqu’à ce que je le crois terminé. Les proportions ne sont pas super, et les ombrages pourraient être approfondis, mais tant pis, ça m’a fait du bien simplement de le dessiner. Ça m’a ramené à une perspective d’acceptation, parce que je voyais tant de vulnérabilité et d’innocence dans le visage de l’enfant que ça m’a ouvert le coeur pour retrouver de la compassion pour elle/moi. Et, en le voyant sur mon bureau à côté d’un autoportrait qui a été fait récemment, malgré un espace de près de 40 ans, on voyait bien que c’était la même personne… l’enfant existe encore dans le visage de l’adulte.

Ça m’étonne que je puisse parfois être aussi cruelle envers moi-même. Je ne ferais jamais cela à un enfant. Mais c’est exactement cela que je fais quand je me critiques; l’enfant intérieur se rétrécit, recroquevillé sous le contrôle froid et aveugle de l’adulte rationnel. Le processus de ce dessin m’a rappelé de cela : du besoin de trouver en moi, et d’offrir à moi-même la douce acceptation dont un enfant a besoin, dont tous les enfants et toutes les personnes du monde ont besoin pour se sentir entiers et valables. Tout le monde mérite cela, et dans un monde guérit, ce genre de regard d’acceptation sans condition sera devenu une évidence.

 

 

 

 


ce qui fait mal nous fait grandir…

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Pourquoi quelqu’un se photographierait-elle à répétition pour ensuite se dessiner, et ce, pendant des années?

Est-ce que c’est du narcissisme? Vanité? Ou une façon simple et accessible de guérir d’un nonamour envers soi?

Moi, je le fais parce que je me suis toujours jugée et critiquée sevèrement, et l’autoportrait est le meilleur processus que j’ai trouvé pour changer de perspective. Quand je me regarde dans le miroir, c’est pour vérifier, critiquer, corriger – et je peux toujours trouver quelque chose de ‘pas correcte’ dans ma quête sans fin de perfection.

J’ai 46 ans maintenant, et ça fait 10 ans que je pratique ce genre de dessin. Je l’ai abandonné souvent, mais j’y reviens toujours, parce que malgré mes résistances, ça marche… ça me fait du bien. Cette obsession envers mon image m’a tant enlevé de  l’énergie vitale au fil des années, qu’ une partie de moi est fâchée que ce soit ainsi, mais cette colère ne fait que nourrir la tendance autodestructrice du mentale.

Heureusement, il y a un autre aspect de moi qui aime les autres facilement et qui est prêt à regarder plus loin que cette fausse vision de la tête pour voir autre choses : une femme forte et parfaitement imparfaite, qui abrite en elle un enfant vulnérable, un être humain qui a de la valeur, et oui, qui est même, … belle. COMME NOUS LE SOMMES TOUS ET TOUTES…

C’est un couteau à double tranchant, car c’est seulement parce que je voulais être exceptionellement belle que je puisse m’imaginer si affroyablement laide. Et je ne suis pas, même aux yeux du monde, ce qu’on étiquetterait de laid. C’est de la folie… mais encore plus fou, c’est que notre culture fait tout pour NOURRIR cette folie!

J’ai choisi le dessin parce que c’était simple, accessible, et gratuit et j’avais des personnes autour qui m’encouragaient sur ce chemin, même quand je voulais pitcher mes dessins (ou moi-même) par la fenêtre. Ça ne me gêne plus de partager cela, ni de montrer mes dessins, car j’en ai assez de retomber dans ces pénibles fausses perceptions et les croyances inculquées qui mettent en péril ma santé et mon bonheur.

silhouette Je vais surtout partager des dessins sur ce blog – pour décrire le processus et inviter d’autres à l’essayer – mais j’ai mis une photo cette-fois-ci parce que je trouve qu’elle illustre si bien dans une seule image à quel point j’ai lutté avec la honte et me suis battue pour m’accepter.  Aussi, parce que la photo est à la base de ma pratique du dessin.

Étant assez vieille pour me souvenir de la vie avant la caméra digitale, je dois dire qu’elles ont joué un rôle important dans le développement du processus, parce que leur accessibilité a réduit les coûts rattachés à faire de la photo, ainsi que l’aspect « performance/résultat ». Mon premier appareil digital m’a permis, avant tout, de simplement prendre beaucoup, beaucoup, de photos.

En tournant vers cette pratique sur l’image de soi, j’ai pris un minimum de 3 photos de moi-même, par jour, pendant au moins trois ans. Chaque jour j’en prenais et les entreposais sur mon ordinateur. Je n’ai même pas essayé de faire des poses; le plus souvent j’étais enroulée sur moi-même par la gêne, mais avec le temps j’ai pu expérimenter de plus en plus, et lentement décrisper les mouvements de mon corps. Éventuellement, j’ai pu prendre des photos en dansant, nue, que personne d’autre que moi n’a jamais vu, parce qu’elles étaient pour moi, pour apprendre à m’aimer, moi.

Je me servais de la minuterie sur l’appareil pour prendre les photos, en mettant la caméra n’importe-où, sur n’importe-quoi, avant de me pitcher devant spontanément pendant que les secondes se décomptaient jusqu’au « clic ». Je ne m’inquiétais pas de la lumière, du fond, ni du positionnement, car le but de prendre ces photos était vraiment le processus  et non pas le résultat  De mon point de vue, les photos serviraient seulement pour le dessin, donc même si beaucoup étaient imparfaites (et pas très flatteuses non plus),  je les gardais toutes, souhaitant apprendre à m’aimer de tous les angles. Ce processus s’est fait dans l’intimité avec moi-même, puisque je choisissais d’être nue dans les images, et cela a probablement accéléré le processus en décapant les couches de honte pour permettre à quelque chose de plus vrai à rayonner.

Mais ça, c’était juste le début, les plus belles visions sont apparues quand j’ai pris un crayon et j’ai transformé les photos en dessins, d’abord très simples, qui sont devenus plus détaillés avec le temps, pour éventuellement devenir des véritables oeuvres d’art. Parce que nous sommes tous et toutes des oeuvres d’art… exactement comme nous le sommes. N’importe quelle autre vision de nous-mêmes est toute simplement fausse.